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Des cystites à répétition qui apparaissent à la cinquantaine, pas de doute, encore un mauvais tour de la ménopause !

Avec quelques bons réflexes et les traitements adaptés, il devrait être possible d'enrayer le problème rapidement. Nous faisons le point.

Ménopause : une période propice aux infections urinaires

Les femmes ménopausées sont plus sujettes aux cystites d'origine infectieuse que les femmes qui bénéficient de l'action protectrice des hormones sexuelles féminines.

Celles-ci sont généralement causées par des bactéries qui proviennent du tube digestif, comme Escherichia coli. Elles passent du rectum à la vessie, en empruntant le petit conduit qui permet l'élimination des urines, l'urètre.

Au moment de la ménopause, la chute des taux de progestérone et d'œstrogènes entraîne des changements importants au niveau des organes sexuels, avec un relâchement et une atrophie des tissus :

  • L'urètre, qui s'affaisse et s'amincit, devient ainsi une porte d'entrée plus facile à franchir pour les germes.
  • La muqueuse vaginale s'affine et produit moins de sécrétions. Or, celles-ci avaient une fonction protectrice contre les infections, en créant un milieu acide néfaste au développement des germes pathogènes. La sécheresse vaginale contribue ainsi à l'augmentation du risque de cystites.
  • Le relâchement du périnée conduit parfois à un prolapsus, appelé couramment « descente d'organes ». Il complique l'émission d'urine, offrant des conditions favorables au développement des agents infectieux.

Comment lutter contre la cystite ?

Par des traitements antibiotiques

Les traitements antibiotiques permettent de détruire les bactéries responsables de l'infection. On distingue deux types de traitement :

  • Pour les cystites aiguës, l'administration d'antibiotiques se fait en une prise unique ("traitement minute"), ou sur une courte période (quelques jours). Chez des femmes présentant une infection urinaire non compliquée, 5 jours de nitrofurantoïne sembleraient plus efficaces qu'une dose unique de fosfomycine (plus grande probabilité de guérison clinique et microbiologique au 28e jour suivant l’arrêt du traitement).
  • Pour les cystites récidivantes, c'est-à-dire lorsque les patientes sont touchées par 3 épisodes par an ou plus, le traitement antibiotique est plus long (5 à 7 jours, voire plusieurs mois avec de petites quantités).

Avec l'aide d'un traitement hormonal substitutif

Les traitements hormonaux, en compensant la baisse du taux d'hormones, permettent de lutter contre ces désagréments :

  • Lorsque les femmes sont sujettes aux multiples symptômes de la ménopause, comme les bouffées de chaleur, les difficultés de sommeil, l'irritabilité, la sécheresse vaginale, un traitement oral peut être envisagé.
  • Les traitements locaux, qui comportent moins de risques que les précédents, sont indiqués pour combattre la sécheresse vaginale et augmenter la tonicité des tissus. Ils existent sous forme de crèmes, d'ovules ou d'anneaux d'œstradiol.

Quelques gestes à adopter pour éviter une cystite

Il est possible de lutter contre la cystite en adoptant les bons réflexes :

  • Boire beaucoup d'eau : dès l'apparition dès premiers signes de la cystite, buvez un litre d'eau sur une courte période (1 h) pour contribuer à éliminer les bactéries par miction.
  • Consommer du jus de bleuets et de canneberge, plantes réputées pour leurs vertus à lutter contre les infections urinaires.
  • Éviter les boissons irritantes pour la vessie (vin blanc, thé, café...).
  • Avoir recours à l'argent colloïdal à raison de 6 cuillerées à soupe par jour pendant 7 jours (comme un antibiotique), puis 3 par jour pendant une semaine supplémentaire jours, puis 1 cuillerée à soupe par jour jusqu’à disparition des symptômes.

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