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La définition généralement acceptée de l'insomnie est la suivante (Canadian Sleep Society, 2012) : « l'insomnie se caractérise par une difficulté à dormir présente au moins 3 nuits par semaine durant au moins un mois et est associée à des difficultés au niveau du fonctionnement diurne ou un sentiment de détresse ».

Par ailleurs, avec l'âge, les troubles du sommeil deviennent plus fréquents, d'autant plus pendant la ménopause… Qu'en est-il ? Quelles solutions ? Nous faisons le point.

Phases du sommeil

Rappelons que le sommeil est composé de plusieurs phases :

  • l'endormissement ;
  • le sommeil léger, moyen et profond ;
  • le sommeil paradoxal.

Les premières phases du sommeil servent à réparer la fatigue physique tandis que le sommeil paradoxal répare la fatigue mentale.

Mais le sommeil est fragile. De nombreux facteurs peuvent le perturber et donc engendrer fatigue, troubles de l'humeur… Parmi ces différents facteurs, on peut citer :

  • la consommation trop tardive d'excitants tels que le café, le thé, le chocolat, le tabac ;
  • un environnement non propice au sommeil en termes de luminosité, température, etc. ;
  • des troubles digestifs, des douleurs, du stress ;
  • de mauvaises habitudes de vie telles qu'un manque d'activité ;
  • l'âge.

Insomnie : plus courante chez la femme

À travers différentes études, il est apparu que les femmes ont une plus grande prédisposition à l'insomnie que les hommes et ce, tout au long de leur vie (Canadian Sleep Society, 2012) : elles sont environ 1,5 fois plus susceptibles de souffrir d'insomnie que les hommes.

On peut rapporter cela à différentes causes :

  • Une prédisposition familiale avec une plus forte association maternelle.
  • Des taux d'anxiété et de dépression qui contribuent à une prévalence plus élevée d'insomnie.
  • Les rôles familiaux et sociaux pouvant accentuer ces phénomènes.
  • L'influence circadienne (rythme veille/sommeil) qui, chez la femme, la prédispose à des réveils prématurés et une difficulté au maintien du sommeil.

Hormones de la ménopause et sommeil

Les variations des taux d'hormones sexuelles, tout au long de la vie de la femme, contribuent à des difficultés accrues pour dormir à certains moments :

  • dans certaines phases du cycle menstruel ;
  • pendant et après la grossesse ;
  • au cours de la ménopause.

Influence des hormones sur le sommeil pendant la ménopause

Au cours de la ménopause, on observe une diminution du taux d'oestrogènes.

Cette diminution a été directement reliée aux troubles vasomoteurs (bouffées de chaleur, suées nocturnes…) et également aux troubles du sommeil (Obst Gynecol, 2001) : une baisse d'oestradiol (principal oestrogène de l'organisme) est associée à la difficulté d'endormissement et aux réveils fréquents.

Sommeil pendant la ménopause

Les dérèglements hormonaux ressentis par beaucoup de femmes en préménopause et ménopause influent directement sur la qualité du sommeil avec des difficultés d'endormissement, des éveils nocturnes et des réveils précoces.

De plus, il est évident que suées nocturnes et bouffées de chaleur ne sont pas des alliées d'un sommeil réparateur !

Tout ceci peut contribuer à amener fatigue, stress voire dépression qui, eux-même, contribuent aux difficultés de sommeil : on rentre alors dans un véritable cercle vicieux.

Des facteurs conjoints

Mais il faut également mettre sur l'accent sur d'autres causes pouvant expliquer ces insomnies :

  • les maladies systémiques, les médicaments, le stress ;
  • l'humeur dépressive, des facteurs comportementaux ou cognitifs ;
  • des douleurs, les troubles respiratoires du sommeil (apnée du sommeil) ;
  • les mouvements périodiques des jambes liés à l'âge.

L'avancement en âge présuppose également des changements hormonaux, un gain pondéral… autant de facteurs reliés à des symptômes d'insomnie.

Insomnie et ménopause : quelles solutions ?

Pour retrouver le sommeil

Il existe plusieurs astuces permettant de re-créer un environnement propice au sommeil :

  • se relaxer, ne pas rater les signes du sommeil (bâillements, coups de fatigue…), ne pas « s'acharner » pour s'endormir ;
  • pas de pièces surchauffées, aucune lumière pouvant déranger ;
  • avoir un rythme régulier, faire suffisamment d'activités physiques ;
  • prendre garde à son alimentation (excitants, pas trop riche le soir, l'alcool…), boire des infusions ;
  • utiliser l'homéopathie, l'acupuncture, la méditation, etc.

Pour lutter contre les effets de la ménopause

Pour lutter contre les effets de la ménopause et éliminer les troubles vasomoteurs qui contribuent à un mauvais sommeil, pensez à l'hormonothérapie, une thérapie alternative à base de plantes par exemple, la mélatonine...

25 à 30 % des femmes en ménopause se plaignent de troubles du sommeil contre 15 % dans la population générale. Cela est dû notamment à la baisse d'oestrogènes qui entraîne des troubles vasomoteurs perturbant le sommeil et qui entraîne également une difficulté à s'endormir et des réveils fréquents (INSERM).

Heureusement, il existe différentes alternatives pour pallier à ces inconvénients et retrouver un sommeil réparateur, même si la prise d'un traitement hormonal substitutif reste une prescription à évaluer avec son médecin, notamment concernant le rapport bénéfices / risques.

Pour aller plus loin :