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Avoir une bonne hydratation vaginale est indispensable pour le confort intime. Mais elle peut rapidement être perturbée ! Découvrons dans quelles situations l'hydratation vaginale est mise à l'épreuve et la façon de lutter contre la sécheresse vaginale dans notre article.

Sécheresse vaginale : qu'est-ce que c'est ?

La sécheresse vaginale correspond à un manque de lubrification naturelle au niveau du vagin, qui entraîne différents troubles, quotidiens et au moment des rapports sexuels.

L'hydratation du vagin n'est pas liée à la présence de glandes particulières à l'intérieur de l'organe, mais elle est réalisée par un phénomène de transsudation.

La muqueuse qui tapisse l'intérieur du vagin n'est pas imperméable : elle laisse filtrer un fluide hydratant, grâce à une bonne irrigation sanguine. Une région du vagin, située au niveau de la paroi antérieure, est particulièrement riche en vaisseaux sanguins : on l'appelle le plexus veineux.

Au moment de l'excitation sexuelle, la zone gonfle et lubrifie l'intérieur du vagin, permettant un rapport agréable. Mais sous l'effet de différents facteurs, ce mécanisme peut être contrarié, et la lubrification naturelle vient à manquer provoquant souvent des douleurs lors des rapports.

Causes et symptômes de la sécheresse vaginale

Plusieurs situations peuvent entraîner une sécheresse vaginale :

  • Les bouleversements hormonaux au moment de la grossesse, de l'allaitement et de la ménopause, qui entraînent un déficit en œstrogènes.
  • Lors de la prise de certains médicaments à base d'hormones (le tamoxifène ou les antagonistes de la GnRH prescrits en cas de cancer du sein, les progestatifs) et de prise d'acide trétinoïque contre l'acné, certains antidépresseurs ou neuroleptiques qui assèchent toutes les muqueuses, y compris celle du vagin.
  • Le manque d'excitation sexuelle, l'insuffisance de préliminaires.
  • Une mauvaise hygiène de vie : stress, consommation de tabac, d'alcool...

La sécheresse vaginale peut se traduire par différents signes : des sensations de brûlures, des démangeaisons, une rougeur au niveau de la région intime ; une plus grande susceptibilité à contracter des infections locales ; des douleurs au moment des rapports sexuels, une difficulté lors de la pénétration.

Lutter contre la sécheresse vaginale

Pour lutter contre les problèmes de sécheresse vaginale, il convient tout d'abord d'écarter les produits d'hygiène intime trop agressifs, d'éviter l'utilisation trop régulière de lingettes intimes ou de protèges-slip (surtout s'ils sont parfumés) et de privilégier les sous-vêtements en coton plutôt qu'en matières synthétiques.

Dans le cadre de la vie intime, il est également important de consacrer du temps aux préliminaires, bien souvent négligés : une lubrification optimale n'est pas automatique, surtout lorsqu'on avance en âge ! La régularité des rapports assure également le succès du mécanisme. Il ne faut pas hésiter à utiliser des lubrifiants aqueux (on évite la vaseline).

Si ces mesures ne suffisent pas, différents types de traitements peuvent être envisagés :

Des traitements à base d’œstrogènes

Ils sont à insérer directement dans le vagin sous forme de crème, d'anneau, d'éponge ou d'ovule. Ils permettent de lutter contre la sécheresse vaginale associée à un déficit en hormones féminines tel qu'on le voit à la ménopause.

Des traitements sans hormones

Ils peuvent exister sous plusieurs formes :

  • sous forme d'ovules ou de gels avec applicateur vaginal (cicatridine®, replens®), contenant des produits hydratants comme l'acide hyaluronique ;
  • à prendre par voie orale : Menophytea Hydratation Intime® qui contient de l'huile de bourrache, de l'huile de pépins de cassis, de l'extrait de pépins de raisins et de la vitamine, ou Donalis® qui contient de l'huile d'onagre, des vitamines C et E et du sélénium.