Ménopause : traitement des troubles vaginaux

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Les problèmes vaginaux sont fréquents à la ménopause. Leur traitement se fait essentiellement par voie locale. Il peut s'agir d'un traitement hormonal ou non.

Ménopause : traitement hormonal local

Il consiste en l'application par voie vaginale de petites quantités d'œstrogènes. Ces œstrogènes peuvent être administrés dans le vagin à l'aide d'une crème, d'un anneau ou d'ovule.

L'hormonothérapie locale n'entraîne pas les effets indésirables et les risques associés à l'hormonothérapie générale.

Ce traitement soulage les symptômes liés à la sécheresse vaginale et à l'amincissement des muqueuses fréquents après la ménopause. Il n'a par contre aucun effet sur les autres symptômes de la ménopause : bouffées de chaleur, troubles du sommeil, troubles de l'humeur…

Ménopause : traitement local non hormonal

Il peut s'agir de gel ou crème hydratante à base d'eau en vente libre dans les pharmacies, à appliquer tous les jours ou tous les 2 jours. Ce traitement local non hormonal soulage les démangeaisons et irritations qui peuvent survenir durant les relations sexuelles après la ménopause.

Les lubrifiants à base d'eau, également en vente libre en pharmacie, facilitent la pénétration et évitent les douleurs. Évitez la vaseline, elle peut rendre inefficaces les préservatifs et peut favoriser les infections vaginales (n'étant pas à base d'eau, on ne peut l'enlever entièrement).

Phytothérapie contre la sécheresse vaginale

Le traitement hormonal substitutif souvent proposé aux femmes ménopausées permet de lutter contre les symptômes comme la sécheresse vaginale (qui concerne 35 % des femmes ménopausées). Néanmoins, en raison de ses risques cardiovasculaires et de son aspect potentiellement cancérigène, de nombreuses femmes ménopausées cherchent d'autres solutions.

La phytothérapie est l'une d'entre elles, les études ayant démontré un intérêt modeste, mais cependant significatif des produits à base de phytoestrogènes. Les plus couramment employés sont :

  • les extraits de soja (ou la consommation de soja alimentaire) qui sont riches en isoflavones et en lignanes ;
  • le trèfle rouge riche en formononétine, en biochanine A, en daidzéine et en génistéine ;
  • dans une moindre mesure l'actée à grappes noires.
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Conseils pour limiter les troubles vaginaux

Avoir des rapports sexuels réguliers permet d'augmenter la lubrification et le débit sanguin des organes génitaux. La prolongation des préliminaires peut également faciliter la pénétration.

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